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jeudi 26 avril 2018

Pyrale du buis : on peut gagner la guerre, épisode 3

Fin avril 2018, je vous donne des nouvelles de mes buis. 

L’automne a été doux, j’avais été obligé de traiter fin septembre, les chenilles venaient de naître. 
Ce traitement à très bien fonctionné, puisque ce printemps pour le moment, ZERO chenille repérée !
Voici quelques images de mes buis, après avoir failli mourir il y a deux ans, il n’on jamais été aussi beau !  Cette année je vais devoir les tailler !





Donc, une bonne surveillance des buis, le traitement BTK, au bon moment va protéger nos buis de jardin.
Cet hiver j’ai remarqué un nombre bien plus important d’oiseaux qui venaient se nourrir. Je me pose la question si l’effet surnombre de chenilles partout dans la région ne leur a pas profité, car ils nourrissent tous leur petits avec des chenilles...
N’oubliez pas dans votre petit jardin, de leur mettre une gamelle d’eau, un peu de nourriture en hiver, pourquoi pas proche de vos buis, je reste persuadé qu’ils vont être nos meilleurs alliés...

Je vais continuer a vous donner des nouvelles de mon expérience, car avec un printemps chaud, je pense que je ne vais pas tarder à voir des papillons sur mes buis "appétissant"...
Partagez, laissez un commentaire, cela fait avancer les choses.

les premiers épisodes :

Pyrale du buis : on peut gagner la guerre, épisode2

Vous pouvez me suivre sur Instagram
où je publie une galerie d’images sur les “plantes et la vie sauvage” 
de mon tout petit jardin

jeudi 8 février 2018

Oiseaux de mon jardin, plus nombreux cet hiver

Quand il neige, c’est super pour un photographe, la nature se transforme en studio. La neige fait réflecteur de lumière, tandis-que le ciel blanc, une méga soft-box, l’idéal pour tirer le portrait des oiseaux de mon petit jardin. Cette année, il y a foule et je commence à me demander si la surpopulation des chenilles de la pyrale du buis n’a pas eu un effet bénéfique sur le nombre de nos petits passereaux...
Cet hivers, j’ai droit à un merveilleux défilé de mode, haut en couleur, avec plein de nouveaux clients à mon “resto-bird”.

 Mésange bleue.

 Gros bec casse noyaux, nouveau venu, je l'adore avec son air de perroquet.
Ils sont huit à dix à venir tous les jours.

Chardonneret élégant. 
L'an dernier ils étaient deux, cette année c'est plus d'une quinzaine.

Nouveau client, un Pinson du Nord aux couleurs vives.


Le Rouge-gorge, la grande classe.


 Nouveaux venus, les Tarins des Aulnes, ici le mâle 
et la femelle photo du dessous. C'est un groupe d'une bonne dizaine.


 Plus nombreux, les Verdiers d'Europe. 
La femelle et le mâle, photo en dessous.


Les habitués : le Moineau Domestique...

... la Mésange Charbonnière...

 Madame Pinson des arbres...

... et pour finir, Monsieur Pinson des arbres.

C'est nouveau : Vous pouvez me suivre aussi sur Instagram.
 

vendredi 1 septembre 2017

Pyrale du buis : on peut gagner la guerre, épisode 2

Le traitement avec le bacillus thuringiensis Kurstaki  donne de bon résultats, mes buis se portent toujours bien, malgré des milliers de pontes toutes les nuits.

La pyrale est un papillon nocturne et butineur : Il butine les fleurs et les fruits et se cache la journée dans les arbres et plantes. Le papillon NE POND QUE SUR LES BUIS. La chenille de la pyrale NE MANGE QUE DU BUIS. Les autres plantes ne risquent rien, NE TRAITER QUE LES BUIS. Le soir, quand les abeilles sont rentrées à la maison, et quand les chenilles se réveillent pour casser la croûte.

                                               Ma bordure de buis au 30 août 2017.

Je n’ ai qu’un petit jardin, dans lequel se trouve une bordure de 13 mètres de buis et deux buis “boules", en Saône-et-Loire. Je lutte déjà depuis 3 ans contre cette bestiole.
Cette année, depuis le 13 juillet, c’est des milliers de papillons qui pondent sans relâche toutes les nuits (et même la journée) sur mes buis.  



 • Le 23 août au soir, j’ai traité au BtK, tout mes buis. J’ai attendu un peu car je voulais en tuer un maximum, sachant que, par grosses chaleurs, les œufs éclosent en 48 heures, les chenilles ont un cycle de 3 à 4 semaines avant de se transformer en papillon, quand les chenilles sont jeunes, elles sont plus sensibles au traitement. 
 • le bacillus thuringiensis Kurstaki aurait une durée de vie (dans de bonnes conditions) d’une dizaine de jours. Il ne faut pas enlever les chenilles mortes des buis, car cela fait une réserve de nourriture au bacillius qui pourrait se reproduire (et donc allonger l’efficacité du traitement).
Chenille de la pyrale morte.  

• Le 30 au matin, j’ai fais une recherche de chenille vivante : rien, pas âme qui vive. Le soir la pluie est arrivée, donc je vais surveiller l’évolution, si le bacillus thuringiensis Kurstaki fait toujours effet, et combien de temps.
• Le 31 août au soir toujours rien de vivant, mais une quantité impressionnante d’œuf, sur toutes les feuilles il y a des petits paquets d’ œufs  !
Cela va être le retour des papillons dans 4 semaines pour la dernière ponte de l’année  !

Pyrale en train de pondre le nuit.
 
Le traitement que j’ai passé le 23 août semble continuer à faire effet. Toutes les chenilles qui sont nées jusqu’à présent sont mortes.
Je continue la surveillance, pour passer un éventuel traitement supplémentaire au meilleur moment.

Je remercie toutes les personnes qui ont partagés mon premier article !

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samedi 26 août 2017

Pyrale du buis : on peut gagner la guerre !

Tout possesseur de buis doit prendre conscience que le plus grand prédateur de la pyrale du buis, c’est le jardinier, et doit s’engager dans la  lutte. 


Pyrales du buis : en surnombre en Saône et Loire.

Il y a un traitement efficace : le bacillus thuringiensis, et plus précisément le bacillus thuringiensis Kurstaki. Ce traitement tue en quelques jours les chenilles (il est bio en plus). 
Bien sûr il ne faut traiter que les buis (les pyrales ne pondent que sur les buis, même si vous les voyez ailleurs dans le jardin). On le trouve dans toutes  les jardineries.
Si vos buis sont touchés, si leur feuillage est entièrement mangé, cela ne signifie pas qu’il sont morts : il faut traiter de suite, bien les arroser régulièrement au pied (pour ne pas lessiver le traitement) avec un apport d’engrais pour les aider à repartir. Vous verrez, ils vont vite se regarnir de feuilles.

La chenille de la pyrale du buis.


Je suis persuadée que si tous les possesseurs de buis agissent au bon moment, nous pouvons réduire de beaucoup le nombre de cette saloperie de pyrale. Surtout si nous attaquons TOUS au moment où la pyrale est la plus faible c’est-à-dire au réveil de l’hivernage de chenilles, quand il n’y a pas encore de papillons pour les remplacer.
Comme de nombreux jardiniers, je possède des buis, comme de nombreux jardiniers qui aiment leur jardin et la moindre plante qui y est installée, je lutte depuis 3 ans contre la pyrale du buis. Après avoir été mangés jusqu’à la dernière feuille, au point de me dire qu’ils étaient foutus, mes buis sont bien-portants. Mais, parce que beaucoup de possesseurs de buis n’y prêtent pas attention, je vois les pyrales de plus en plus nombreuses. Cet été au 15 août, elles sont nées par milliards, mais pas de mes buis... Je continue la lutte d’autant plus persuadée que c’est à chaque propriétaire de buis (amateur, jardinier, commune...) de prendre conscience du fléau.

Pyrale du buis en train de pondre.

Il faut éradiquer la chenille, 
il ne faut pas la laisser aller jusqu’au stade du papillon.

La pyrale a ce défaut de ne pondre QUE sur les buis (du moins pour le moment). Le papillon nocturne est butineur, ce qui lui permet de vivre 15 jours, de réaliser plusieurs pontes de 200 à 300 œufs qui éclosent en 48 heures pendant les chaleurs estivales... Donc vos buis vont être bouffés jusqu’à la moëlle en moins de deux !

Ma méthode d’action : observation pour traiter au bon moment = 100 % de réussite.

Les pyrales ne sont pas que blanche à liseré brun, il y en a aussi des toute brune.


• Février-mars, je regarde régulièrement mes buis, dès que je détecte le réveil des chenilles (feuilles bouffées, sorte de fils de soie comme des toiles d’araignée). JE TRAITE une première fois, en choisissant une fenêtre météo d'au moins trois jours sans pluie, le soir vers 17-18 heures. C’est un papillon nocturne, sa chenille l’est aussi, elle remonte vers le haut des branches pour se nourrir la nuit et ingérer le bacillus thuringiensis.

Chenille qui se nourrit des feuilles de mes buis. Traités le soir même, elle et ses copines n'ont pas survécu. 
Mes buis se sont très vite regarni de leur feuillage.

• Mai-juin, je regarde régulièrement mes buis, dès que je détecte la présence d’un papillon aux abords des buis, je reprend ma surveillance méticuleuse. En plus j’ai trois alliés, qui vont m’aider à repérer le rush d’éclosion des chenilles (5 à 7 jours après avoir vu un papillon) : les mésanges, les moineaux et la guêpe élégante qui d’un coup s’intéressent grave à mes buis. JE TRAITE une deuxième fois. Les mésanges, les moineaux en pleine nidification, se régaleront des quelques chenilles survivantes.

• Août-septembre : je repère facilement la présence des papillons qui sont très attirés par les lumières, je reprend ma surveillance méticuleuse, 1 semaine après avoir vu un papillon. (Rappelez-vous, les œufs éclosent en 48 heures pendant les chaleurs estivales, j’attend d’avoir un bon paquet à tuer sans trop défolier les buis). JE TRAITE une troisième fois, le soir. A cette période les papillons sont actifs en même temps que les chenilles, les oiseaux ne nidifiant presque plus ne vont pas m’aider... Donc je retraite 12 à 15 jours plus tard, en prenant soin de vérifier la présence des chenilles.
Cette année le nombres de papillons (je dirais des millions) et la chaleur qui continue m’obligera peut-être à faire un traitement supplémentaire (je vous tiendrai au courant, car le partage d’observation est important.).


Pyrale en train de butiner.

• Octobre-novembre : si le temps est doux, je regarde mes buis régulièrement, si j’observe des feuilles bouffées, sorte de fils de soie comme des toiles d’araignée je traite une cinquième fois, mais jusqu’à présent, les froids sont venus assez tôt, et les chenilles se sont “endormies” jusque début mars.
L’année suivante je recommence le cycle...

Concernant le Bacillus thuringiensis Kurstaki, il s’agit d’une bactérie qui infecte la chenille quand elle l’ingère. Il est encore plus actif quand les chenilles sont jeunes. Cette bactérie aurait une durée de vie d’une dizaine de jour et dans de bonne condition se reproduit (source INRA : par ici).

Je remercie toutes les personnes qui ont piégé et tué ce papillon.

En Saône-et-Loire nous sommes envahis par des milliards de pyrales du buis. 
Il ne faut pas que les générations suivantes voient le jour.

Je remercie par avance toutes les personnes qui partageront cet article pour mobiliser un grand nombre de possesseur de buis.
Il est possible de tuer un maximum des chenilles de la pyrale.
Un buis touché n'est pas mort, un buis traité, c'est le patrimoine 
des nos jardins, parcs, villes et forêts qui est sauvé.

Ce papillon et surtout sa chenille sont nos ennemis.

Si vous avez des questions, laissez-moi un commentaire.

Si vous voulez la suite de l'histoire :

dimanche 23 avril 2017

Réserve naturelle de Lilleau des Niges - île de Ré

La baie et les marais salants du Fier d'Ars, ont été classés en réserve naturelle. Des sentiers pour se balader dans la réserve ornithologique ont été aménagés, et on peut admirer un paysage magnifique, mais aussi quantité d'oiseaux qui vivent ou viennent nicher dans ce lieu préservé. C'est un paradis pour un photographe !




Une élégante aigrette garzette.



Goéland argenté en train de piquer l'œuf d'une poule-d'eau...



La poule-d'eau défend son nid, mais c'est déjà trop tard pour un œuf.



Mouettes rieuses en train de couver.



Grands cormorans.



Toujours élégants, un couple de cygnes.



Mouette rieuse.



Au loin, dans le Fier, des sternes.



Un groupe de goélands marins, adultes et jeunes.



Nous avons fait le sentier pour piéton, en rose sur plan. 
Un peu plus de deux kilomètres d'émerveillement, car le paysage est fabuleux.

vendredi 31 mars 2017

Ombre et lumière, première série

Soleil et fond noir... parce que la lumière du soleil donne un éclat particulier aux fleurs que l'on arrive pas à égaler avec un éclairage de studio. Alors, cette année, je me promène dans mon jardin avec des fonds noirs. Mon jardin se transforme en "studio lumière naturelle" (aucune fleur n'est coupée ni cueillie).

Tulipe Botanique

Fleur d'abricotier

Perce-neige.

 Ornithogale.

mardi 28 mars 2017

Pêcher de vigne en fleur, le régal des butineurs

Juste après l'abricotier, mon pêcher de vigne fleuri, en plus cette année le temps est magnifique et il est particulièrement couvert de fleurs. Il forme dans le jardin un énorme bouquet rose. On ne voit que lui ! Ce week-end je me suis postée dessous, à l'affût des butineurs qui viennent se régaler de son nectar, et aide à sa pollinisation. Peut-être une promesse de beaux fruits !

Portrait d'un cétoine doré (ou hanneton des roses). C'est le hanneton que je préfère, il ne fait pas de dégâts, ses larves vivent dans le compost et aident à la décomposition des déchets. Bref il est à classer dans "les meilleurs potes du jardinier". En plus ses reflets verts métalliques sont très beaux.
 
 
  Pas un centimètre de libre sur les branches du pêcher.


Le Bourdon (Bombus terrestris). Il n'est pas le mâle de l'abeille !


La plus bosseuse : l'abeille.
 

vendredi 17 mars 2017

C'est le printemps, les butineuses en action

Parmi les premiers à fleurir, les abricotiers annoncent le printemps. Leurs fleurs sont très photogéniques, mais aussi elles attirent les butineuses qui sortent tout juste de leur torpeur hivernal. C'est un magnifique ballet d'abeilles qui se joue autour de mon petit arbre...

Abeilles en plein vol.




vendredi 10 mars 2017

Cabinet de curiosités

Cela fait quelques années que j'ai commencé une série d'images de fleurs "desséchées". Je les trouves particulièrement belles, surtout quand elles se figent dans cet état de manière naturelle. Les orchidées ont souvent tendance à se dessécher d'elles même, en gardant leur beauté. Une tulipe oubliée dans un vase ou tout simplement l'arrivé de l'hiver sur les dernières fleurs du jardin peu donner ces magnifiques et étranges beautés figées pour longtemps.

Orchidée Phalaenopsis.

 Tulipe blanche.
Orchidée Phalaenopsis.

Petite orchidée Phalaenopsis.


Orchidée Phalaenopsis.

orchidée Phalaenopsis.

orchidées Phalaenopsis.